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Le peintre et l'horloger
Amour et spiritualité

En ce matin d’été le peintre et l’horloger,
Si l’un sort ses pinceaux, l’autre retient l’aiguille,
Ne sachant pas encor comment le jour s’habille
Au moment où s’éteint l’étoile du berger.
L’artiste impatient voudrait bien s’arroger
Le droit d’en décider, son compère titille
De la montre solaire un rubis* qui pointille
Et dans le ciel s’en vient la brume déloger.
Sans attendre l’artiste à grands traits enlumine
La vallée et les monts, le ruisseau qui chemine
Sous le pont du village aux arches en tambour.
Le peintre a tout rangé quand l’horloger affleure
La petite couronne*… Alors d’un nouveau jour,
Des laudes à la nuit, l’aiguille teinte l’heure !
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Alain Bernard
17 août 2024
* Dans ce poème, les termes "rubis" et "couronne" ne désignent pas des joyaux, mais plutôt des parties spécifiques d'une montre. Le "rubis" est un petit composant en pierre précieuse utilisé pour réduire le frottement dans le mécanisme, tandis que la "couronne" est la molette extérieure que l’on tourne pour régler l'heure.