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Les glaneuses
Enfance et souvenirs

En ces temps d’autrefois, tandis que la faucille
Fourrageait et tranchait dans le cœur des blés mûrs,
Comme Booz, sachant que les temps étaient durs
Les moissonneurs souffraient qu’une gerbe vacille.
Bien avant que l’épi, au vent, ne s’éparpille,
Que viennent les oiseaux pour le mettre en lieu sûr,
Afin de s’accorder un moins sombre futur
Les glaneuses glanaient pour que table s’habille.
Au creux du tablier, chaque graine ravie
Faisait lever le pain et rassasier l’envie
De ceux qu’elles aimaient et qui les attendaient.
Et la main se penchait aux rides animées
De ces champs de froment, qui pour elle égrenaient
Une humble récompense à leurs larmes semées.
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Alain Bernard
14 septembre 2024