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Saules pleureurs
Amour et spiritualité

Jadis à Babylone aux rives de l’Euphrate
Des hommes en exil suspendaient leurs chagrins
Aux rameaux alanguis des grands saules lutrins
Devenus porte-voix d’une ombreuse cantate.
De leurs peines sans fin les branches avocates
Qui ne se lassent point des longs alexandrins
Savaient que la nature en un très bel écrin
Gardait pour nous servir le serment d’Hippocrate.
N’est-ce pas sous son aile au cœur de nos tumultes
Qu’avec force et douceur pour ceux qui la consultent
Elle ouvre des chemins qui conduisent au port.
Longtemps, de la nature, amoureux défricheurs,
Puis, ingrats devenus, négligeant ses apports,
Oublierons-nous un jour les vieux saules pleureurs…
❤️ 9
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Alain Bernard
20 janvier 2024